14 juillet

COMMISSION AUPRÈS DU MINISTÈRE DES ARMÉE

 

RAPPORT NUMÉRO UN : LE RENDEZ-VOUS CITOYEN

«  L’Art militaire de la Monarchie ne nous convient plus. Notre Nation a déjà un caractère, son système militaire doit être autre que celui de ses ennemis, or, si la nature française est terrible par ses fougues, son adresse et, si ses ennemis sont lourds, froids et tardifs, son système militaire doit être impétueux ».

Saint-Just à la Convention en 1795.


« Tout Français est soldat et se doit à la défense de la Patrie »

Loi Jourdan du 19 Fructidor An VI.



Devant les Armées de l’Europe coalisée, la République aurait retrouvée son Roi. C’est pourquoi, une armée de soldats en loques, mais avec un coeur et une volonté d’acier, s’idéalisant à cette République qu’il fallait défendre coûte que coûte.

A Valmy ; le 2 septembre 1792, la première grande victoire de la nouvelle armée de la République, mais, ce n’est que le 12 novembre 1792, que Dumouriez emmenait de nouveau sa nouvelle armée, où les culs blancs de l’armée royale côtoyaient les volontaires de tous poils ; pour remporter à Jemmapes la Première grande victoire républicaine, avec une armée professionnelle et de recrues volontaires.

Cette armée en 1793, devait s étoffer de renfort ponctuel par une levée en masse. De ce fait, commence l’organisation de la conscription, celle-ci fut mise en application en 1798. Tous les jeunes âgés entre 20 et 25 ans se devaient à la défense de la Patrie.

Des exceptions furent abolies en 1872, mais ce n’est qu’en 1905, que sa mise en place définitive vit le jour .

Depuis 1790, les grades sont accessibles à tous selon le mérite. En 1791, les volontaires élisent leurs officiers. En 1795, les soldats créent des comités de surveillance et le comité de Salut Public nomme des représentants en mission auprès des Armées.

Saint-Just va jusqu’à ponctionner les riches pour subvenir aux besoins matériel et à l’approvisionnement de nourriture pour les troupes ainsi que pour les chevaux et fera surveiller les officiers.

Pour cela, la création de l’école de Mars vit le jour, et les futurs officiers y apprennent ; frugalité, amour de la Patrie et la haine des rois.

Ce sont eux qui encadreront les 750 000 va-nu-pieds de l’Armée de l’An II, et tous seront sous le même drapeau, animés d’un idéal extrême : Vivre Libre ou Mourir.

Paradoxalement, les femmes patriotes réclament en 1792 le droit de constituer la troupe des Amazones de la Liberté. Devant un veto catégorique, celles-ci se déguisèrent en homme. Vite démasquées par leur compagnon, certaines seront pourtant élues capitaine ?

En 1793, un décret du 30 avril, interdit l’armée aux femmes, exceptées les cantinières. Malgré la levée de boucliers de ces femmes, défigurées, décorées, infirmes, le conventionnel AMAR fait adopter le 30 octobre 1793 un décret prouvant l’incapacité des femmes de participer aux travaux politiques. Pour mémoire, ce n’est qu’en 1944 que les femmes ont obtenu le droit de vote.

La conscription fait donc partie de notre héritage national pour deux raisons : Elle a constitué jusqu’à nos jours un principe essentiel de l’organisation de notre défense, basée sur le devoir pour chaque français de participer à la défense militaire du Pays ; et parce qu’elle a pendant de nombreuses années, remplie un rôle social d’intégration et de cohésion nationale, ce qui justifie de nos jours, l’attachement de cette conscription par un grand nombre de nos concitoyens.

Ainsi s’explique que l’armée de conscription, expression de la Nation aux Armées, dont Verdun plus que Valmy, ait trouvé sa place dans le légendaire républicain, au côté de l’école publique de Jules Ferry.

Le service militaire, devenu service national et codifié par la loi du 10 juin 1971, apparaît aujourd’hui néanmoins inadapté. Il n’est plus à même de tenir le double rôle qui fut le sien, face aux besoins nouveaux de notre défense, qui du fait d’évolutions techniques (sans communes mesures), ni dans sa fonction sociale apportent de nos jour la réponse souhaitée.


1 – Le risque d’un conflit conventionnel nécessitant l’engagement de plusieurs centaines de millions de combattants, n’est plus plausible, et la dissuasion assure la protection de nos intérêts.

Les conditions d’emploi  des armées évoluent donc. Celle-ci se transporte et s’intègre dans d’autres structures : Minhul, Forpronu, etc.

Sur le sol national, le plus grand danger provient plus de l’insécurité publique, de l’inadaptation et l’inéquation de nos banlieues et des populations déplacées, soit par besoins économiques, soit par raisons politiques. Celles-ci se regroupent bien souvent sous des modes de vie identitaire, souvent contrôlées par des religieux s’érigeant au-dessus des lois de la République. Le fait que ces jeunes n’aillent plus sous les drapeaux français, créant ainsi un vide identitaire, ils se rassemblent sous les drapeaux de leurs parents, qui n’avaient pas ce problème. D’autres, cherchent une voie communautaire axée sur la défense de leur religion, voulant partir en croisades à l’image de ce que firent les Templiers. Pour ces jeunes, en manque de repères, ils ont besoins de s’investir dans un groupe servant une cause qui deviendra leur idéal, occultant ainsi les valeurs républicaines de notre pays. D’où la nécessité de mettre en place un service impliquant ces valeurs républicaines compatibles multi culturellement à l’image de la légion. L’esprit de corps et un seul drapeau pour tous avec ces valeurs républicaines que l’on ne puisse remettre en question.

Donc, à première vue, quand la nécessité d’une intervention s’impose, c’est moins leur nombre qui en détermine l’efficacité que leur disponibilité immédiate.

La cohésion des unités, leur expérience et la maîtrise des armes de pus en plus sophistiquées ainsi, la professionnalisation complète des armées est parait-il ? Le meilleur choix face à l’évolution des besoins militaires ; pendant que la conscription répond de moins en moins bien à leur exigence.

Le service national doit demeurer comme l’une des valeurs de la République, et le budget militaire ne doit en aucun cas prévaloir sur les idées de défense républicaine.

L’évolution technologique, la haute technicité, font de la nouvelle armée, un centre d’intérêt, mais il ne faut pas oublier que la Nation doit à tout moment par conscription, pouvoir lever son armée ; encore faut-il que celle-ci soit prête : psychologiquement, physiquement, techniquement pour y faire face.

Il faut distinguer trois types de militaires : le technicien, le fantassin et le commandement.

Le technicien devrait pouvoir faire un service de 12 mois, en effet, la mise en place des techniques est beaucoup plus longue en adaptation ; tandis que le fantassin au bout de 4 mois est opérationnel sur les armes basiques.

Alors d’où vient cette idée saugrenue que l’on peut faire un soldat en quelques jours de rendez-vous citoyen ?

Le rendez-vous citoyen est autant du ressort de l’Education Nationale que de l’Armée, car la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans d’où un vide juridique pour aller à leur majorité. Un apprentissage en amont du service civique National (voir annexe 1) serait salutaire et pourrait répondre de façon positive à de nombreux problèmes de société.

Cela nécessiterait, à l’image d’une carte d’identité, la mise en place d’un livret unique civique et militaire.

Afin de rapprocher les jeunes des élections et leur participation au code électoral, il serait judicieux dans le cadre du service civique national de les former et les employer dans les bureaux de vote où un manque de bénévole de fait de plus en plus sentir. De ce fait une participation croissante des jeunes vis-à-vis des institutions s’en trouverait renforcée.


Hors les techniciens, chaque citoyen doit avoir 12 points choisis dans la nomenclature suivante :


Niveau A

1 - 6 points : stage militaire (4 mois)

2 - 6 points : Sécurité nationale – police, gendarmerie, Douane, pompier (4 mois)

3 - 6 points : pour l’aide humanitaire internationale (6 mois)


Niveau B

1 – 3 point : Protection civile (2 mois)

2 – 3 points : Aide à l’alphabétisation et à l’insertion sociale (2 mois)

3 – 3 points : Aide aux associations nationales reconnues (2 mois)

4 – 3 points : Aide dans le service civique (2 mois)


Il s’agit de faire un parcours de 8 mois en 1,2,3 fois. Avec 1 élément A et complément avec des éléments B. Soit un total de 12 points pour valider son service civique national.

Pour valider son devoir National, le jeune disposera d’une période de 24 mois et ce pour les jeunes de 18-25 ans.


Quant aux techniciens, cela nécessitera une formation militaire de 12 mois : maniement d’armes de base, conduite de camions, de chars, hélicoptère, équipements technologiques, Marine, Aviation etc, avec possibilité de laisser le choix d’une carrière longue. Il en sera de même pour les élèves officiers. Ceux-ci devront effectuer des périodes de mise à niveau jusqu’à un âge de 45 ans avant de passer dans la réserve militaire citoyenne.

Nous devons faire face à un devoir de service national, un devoir envers la Nation et face à un volontariat, lié à une demande et un engagement personnel.

Les domaines ouverts au nouveau service national seraient les mêmes dans une organisation de conscription : le régime de l’obligation marquant une primauté face à la dimension collective des besoins dont la Nation reconnaît l’existence, confèrent ainsi sa légitimité à la sujétion imposée à chaque citoyen.

Le volontariat repose, lui, sur un engagement personnel, il garantit par son choix librement consenti, la solidité du ciment social. Il y aurait donc à ce niveau un équilibre à effectuer entre les souhaits  des jeunes qui constituerait la demande face aux besoins des institutions qui constituerait l’offre ?

Cette nouvelle notion de volontariat lié à un devoir national, permettrait d’associer plus facilement les jeunes dans cet esprit civique dans une Nation qui serait la leur, renforçant les liens d’une meilleur cohésion, surtout pour les ressortissants naturalisés qui verront là, une meilleur intégration et reconnaissance de la Nation.

Concernant le prix à payer : cela serait moins onéreux que de payer des jeunes au chômage ou emploi aidés, de plus, cela pourrait être pour beaucoup un tremplin vers une nouvelle vie, en apprenant un métier du 21e siècle et l’expérience de vivre ensemble, fédérant ainsi un nouvel esprit de corps au service du Bien Public et de la République. Cela permettra également à lutter contre l’analphabétisme avec des tests et apport de soutien scolaire, tant pour les français de souche que pour les nouveaux naturalisés français venant de pays où la scolarité est déficiente.

Nous n’avons pas abordés le caractère obligatoire avec pénalités dans le cas de non exécution du Service Civique National, car cela dépend de l’aval de nos institutions et fera l’objet d’un autre débat avec le Ministère de la Justice. Celle-ci étant déjà concernée par le projet cité en annexe 1.


Cet apport de jeunes dans le cadre où le Droit de vote pourrait devenir obligatoire, nous aurions sous la main un service civique prêt à servir. Une amende de 20 euros devrait être appliquée aux citoyens qui ne votent pas et cette amende serait attribuée :

Au service civique national

A une ONG dont 6 seraient définies

Au Restos du Cœur

Au Secours Populaire

A SIDAction

A la Lutte contre le Cancer

A AFM-Téléthon


La personne verbalisée cochera sur le reçu de l’amende la case de son choix, de ce fait, cela ne sera pas reçu comme une amende punitive mais participative dans l’esprit des personnes.