Médecin et patient

COMMISSION SANTÉ

 
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ENTREVUE AVEC SÉBASTIEN MEURANT, 1ER OCTOBRE 2021

Un grand merci au Sénateur Sébastien MEURANT qui nous a accueillis à la Mairie de SAINT LEU pour avancer sur le projet de rénovation de notre système de santé avec les représentants de l’ANCMP, de la CARTE DEVITALISEE, de FAMILLES de FRANCE et de l’INSTITUT SANTE

Liste des participants:

- Madame Chantal HUET, présidente de FAMILLES de FRANCE, organisme agréé pour la santé et partenaire de l’ANCMP et de la CARTE DEVITALISEE

- Madame Annabelle CHAMPAGNE, Pharmacien, présidente- fondatrice de WI PHARMA, membre de la CARTE DEVITALISEE, de la Commission Santé l’ANCMP ainsi que de la commission de communication de l’INSTITUT SANTE

- Madame Dalila KAABECHE, qui envisage de prendre des responsabilités politiques dans le VAL d’OISE (sans étiquette politique pour l’instant) ; elle souhaite prendre une part active à l’amélioration de notre système de santé

- Monsieur le Sénateur Sébastien MEURANT, très impliqué dans la défense de notre système de santé qui, entre autres, a déposé un projet de loi pour rapatrier la fabrication des médicaments en FRANCE ; son soutien à la CARTE DEVITALISEE depuis sa création en 2017 a été précieuse.

- Monsieur Jean- François DAMOUR, Médecin Vasculaire, président de la Commission Santé de l’ANCMP, président- fondateur de la CARTE DEVITALISEE et membre de la commission de communication de l’INSTITUT SANTE

 - Monsieur Sébastien JOEL, président de la Société CONSEIL,MEDIAS, SPECTACLES et président de la  commission communication de la CARTE DEVITALISEE

- Monsieur Jonathan LANGFRIED, président de la commission digitale de l’ANCMP et représentant de l’association au niveau du VAL D’OISE


 Cette réunion avait pour objet de réfléchir aux moyens de « rénover, ensemble, notre système de santé » selon la devise de la commission Santé de l’ANCMP ainsi que de la CARTE DEVITALISEE

Nous avons évoqué, grâce à des échanges très constructifs, les grandes causes de la détérioration de notre système de santé et surtout mené une réflexion visant à trouver des solutions concrètes pour lui redonner sa place de leader mondial.

En effet, notre système de santé est gravement menacé : il se dégrade depuis plus de 20 ans malgré la grande compétence de ses professionnels. Depuis 2000, nous sommes passés du 1èrau 24 ème rang selon l’OMS. Ce phénoméne est la conséquence des différentes lois votées depuis plus de 20 ans en catimini et, pour la plupart, contre l’avis des sénateurs ; on peut citer, en particulier, celle votée en décembre, 2015 au début de l’état d’urgence.


Comment redonner à notre Système de santé sa place de leader mondial :



  1. rincipaux thèmes abordés :


  1. La Gouvernance :

- La Santé en France est pilotée depuis des lustres par des technocrates persuadés de détenir la vérité, d’en savoir plus que les professionnels de terrain ; ils sont convaincus que ce sont eux qui font tourner le pays. En réalité, ils empêchent surtout, les soignants de vivre et de travailler correctement, en les paralysant dans un enfer administratif. Ceux qui vivent et profitent de cette administration pléthorique, nos brillants énarques en particulier, ne sont nullement prêts à céder un seul pouce de terrain.

- Il est urgent de donner aux professionnels de santé la place qui leur revient au niveau de la gouvernance du système de santé


2) Le désengagement depuis quelques années de l'assurance maladie dans le financement et la gouvernance de notre système de santé au profit des assurances privées. LES ASSURANCES santé PRIVÉES ont vu leur marché doubler depuis 15 ans (35 milliards d'euros de cotisations en 2016). Cette forte hausse de leur participation au financement ne s'est pas accompagnée d'une réflexion quant à leur régulation pour assurer un financement solidaire aux soins et à l'efficience de notre système de santé. Elle s'est accompagnée d'une baisse de la solidarité et d'une forte hausse des coûts administratifs du système (entre 20 et 25% des cotisations). Si ce processus n’est pas stoppé très rapidement, d’ici 20 à 30 ans, la sécurité sociale disparaîtra et ce sont les assurances privées qui géreront le système de Santé avec comme corollaire, la disparition de la solidarité entre les français, principe fondateur de notre système actuel au profit d’une logique financière, ce qui implique que le montant des cotisations ne seront plus indexées aux revenus, mais à l’état de santé du patient ou à son risque d’être malade ; c’est la médecine à l’américaine qui exclut les patients les plus démunis sur le plan financier et ceux qui sont le plus gravement touchés par la maladie (plus de 50 millions de personnes aux USA). On peut évoquer également la lourde pénalisation financière des retraités dans ce type de système : leurs cotisations versées aux complémentaires qu’ils financent à 100 %, non déductibles fiscalement, vont flamber alors que leurs revenus ont chuté de façon conséquente avec l’arrêt de leur activité professionnelle
 De plus ce type de gestion est peu efficient sur le plan financier : sur 100 € de cotisations, avec la sécurité sociale un peu plus de 94 € seront destinés aux soins (les frais de gestion représentant un peu moins de 6 %), avec les assurances privées, seulement

57 € seront reversés sur le terrain, en raison des frais de gestion très élevés auxquels s’ajoute de différentes taxes prélevées par l’état.

Redonner sa place à la sécurité sociale est impératif.


  1. La suradministration source d’inefficience et de dépenses inutiles :

- Nombreux millefeuilles administratifs (nécessitant une réduction drastique du nombre de strates)

- La multiplicité des agences qui interviennent sur les mêmes dossiers se paralysent mutuellement ; c’est aussi une source de gaspillage financier (rémunèration de nombreux administratifs peu efficients de ce fait.)
- L’hôpital étouffe sous le poids d’une administration pléthorique. Il compte 33 % de personnel administratif au lieu de 22% en Allemagne ; s’aligner sur l’Allemagne permettrait à la France, entre autres, avec les économies réalisées de recruter des infirmières.


4) Augmentation du budget de la Médecine préventive qui est le plus faible des pays de l’OCDE : de ce fait, la France est le pays de l’OCDE qui compte le plus grand nombre de morts avant l’âge de 60 ans (dont la majorité pourrait être évitée)


5) Rééquilibrer la médecine publique et la médecine privée (actuellement système hospitalo centré) :

- Sur le plan du financement : 32% du budget santé, est consacré à l’Hôpital, contre 27% à la médecine privée. Une part plus élevée que dans le reste de l’Europe

  • Sur le plan de l’activité ; de nombreux obstacles administratifs se dressent à l’égard des cliniques, alors qu’elles assurent une grande partie de l’activité chirurgicale pour un coût moindre (60 % de la chirurgie classique et 70 % de l’ambulatoire)


6) Remédier à la pénurie de médecins ainsi que des professionnels de santé et lutter contre les déserts médicaux :

a) Mesures pour encourager et ou permettre :

- Aux étudiants de remplacer plus tôt

- Aux jeunes médecins de s’installer de façon plus précoce

- Aux médecins séniors de prolonger leur exercice au- delà de l’âge théorique de la retraite

b) Encourager la médecine libérale : meilleur rapport coût/efficacité, de plus, meilleure efficience (les libéraux travaillent plus)

c) Revitaliser les déserts médicaux qui sont des déserts tout courts :

- Aides financières (primes, avantages fiscaux, augmentation du montant des honoraires,….)

- Mise à disposition de locaux, de personnels, de possibilités de restauration, de logements,….

- Permettre aux médecins retraités de venir travailler à temps partiel (par exemple en exerçant une semaine sur 4, sur 3, sur 2)

- Encourager les internes à effectuer un ou deux stages d’internat dans ces déserts, ce qui de plus, représenterait, pour eux, une chance de bénéficier d’une formation de grande qualité (pathologies très intéressantes et variées). Cela pourrait également inciter certains internes à venir s’installer à la fin de leurs études.

- Réduire le degré de désertification en rénovant ou en mettant en place : des réseaux téléphoniques, la WI FI, des services publiques, des entreprises (création d’une attractivité non seulement pour les médecins mais cela permettrait, également, aux conjoints des médecins de trouver un emploi)

-Système de cabinets itinérants installés dans des camions




7) Réorganiser la Médecine Publique défaillante (cf Covid 19) pour la rendre plus efficiente


8)  Stopper la violation du secret médical qui s’organise +++ :

- Mise en place, depuis plus d’un an, d’une base de données informatisées qui, à terme , sera accessible aux banques aux mutuelles et aux assurances avec les conséquences que l’on peut imaginer 

- Transmission par les pharmaciens de la liste des médicaments délivrés aux patients, à un organisme privé qui revend ensuite les données à des organismes commerciaux (cf Elise LUCET à contacter) 

Un contact avec la CNIL est évoqué afin de remédier à ce problème


9) Réorganisation des urgences :

- Installer un médecin urgentiste dans l’enceinte de l’hôpital ou juste à côté ; celui- ci reçoit tous les patients étiquetés « urgents » : les patients présentant une pathologie lourde sont aussitôt adressés à l’hôpital, les autres sont pris en charge sur place et repartent chez eux avec une prescription adaptée à leur cas. Cette solution qui a été expérimentée avec succès, permet une prise en charge rapide et efficace des patients tout en réalisant de substantielles économies (la consultation du généraliste revient à moins de 50 €, contre plus de 200 € pour un passage par les urgences hospitalières). Pourtant, elle a été abandonnée, car elle a entrainé une importante diminution des revenus des hôpitaux. Cet exemple met en exergue que les réformes du système de santé doivent être réalisées de façon globale +++.



10) Il est urgent de modifier la prise en charge des soins dentaires +++ :

- Concernant les prothèses de qualité, le remboursement est ridiculement bas voire nul. Les patients défavorisés devront accepter la mise en bouche de matériaux toxiques qui entraîneront, à terme, un délabrement de leur état dentaire

- Les honoraires concernant les soins sont tellement bas que les dentistes travaillent à perte (frais de personnels et de matériel très élevés). Seules les prothèses leurs permettent gagner leur vie


11) Politique du médicament :

- Permettre aux médecins de délivrer certains médicaments à leurs patients, en particulier, ceux utilisés en cas d’urgence : par exemple pour les anticoagulants, cela permettrait, en cas de suspicion de phlébite, de démarrer immédiatement le traitement et donc de protéger le patient, de la survenue d’une embolie pulmonaire en attendant que l’écho- doppler soit effectué. Cela permettrait également d’éviter Un gâchis inutile de comprimés ; les boites comptent en général 30 cps et le traitement anticoagulant est immédiatement arrêté si l’écho- doppler permet d’éliminer une phlébite et donc 24 à 29 cp ne seront pas utilisés.

- Limiter l’utilisation des génériques, qui, très souvent n’ont pas la même efficacité que la molécule princeps et sont source d’effets secondaires. D’ailleurs, le Pr Charles Joël MEKNES de l’académie de Médecine souligne : « Le générique n’est pas la copie conforme de la spécialité référencée »


- Rapatrier la fabrication des médicaments en France (cf projet de loi du Sénateur MEURANT) : problème de qualité et de rupture de la chaine d’approvisionnement (les incidents ont été multipliés par 10 en 10 ans)

12) Renforcement du rôle des patients dans la prise en charge thérapeutique, source d’économie qui, de plus, renforce l’efficacité, la solidarité, la fraternité  

a) Education thérapeutique : très efficace : elle réduit par quatre le risque d’accidents hémorragiques chez les patients sous anticoagulants (AVK)

b) Ambassadeurs Santé +++, rôle à définir (développé dans les pays européens)

- Clubs de patients touchés ou ayant contractés la même maladie : partage d’expérience, conseils, soutien moral,..

- Commissions des usagers

- Education et responsabilisation des patients : les actes médicaux même gratuits ont un coût : éviter une surconsommation particulièrement délétère en cette période de pénurie de soignants qui s’installe

- Coordination avec les différentes associations de patients

- Formations de patients comme auxillaires des paramédicaux (pose de bandes élastiques, injections sous cutanées, drainages manuels lymphatiques,..)

- …..

12) Stopper Immédiatement l’ubérisation de la médecine :

- Projet de loi pour permettre aux orthoptsistes de prescrire des verres correcteurs, alors qu’ils n’ont pas la compétence pour diagnostiquer les différentes pathologies ophtalmologiques : c’est une grave et inadmissible mise en danger de la santé des patients

-  Dispensaires organisés par des financiers : bien que la plupart des consultations soient effectuées par des infirmières « de pratiques avancées », ces actes sont facturés comme des consultations de médecin ce qui pose un grave problème sur le plan éthique ainsi que sur une inadmissible dégradation de la qualité de notre système de santé  

13) Définir la place des complémentaires santé




LES CONSEQUENCES PREVISIBLES SI RIEN N’EST FAIT POUR ARRETER  L’EVOLUTION INITIEE IL Y A QUELQUES ANNEES SERAIENT DESASTREUSES POUR :

  1. Les patients ; on peut citer, entre autres :


- La perte de la liberté de choisir son médecin, son chirurgien, son dentiste, son lieu d’hospitalisation... Par la création de réseaux de soins

- La disparition de SOS Médecins (ou de visite à domicile par un médecin libéral) entre minuit et 8 H du matin ; à la place le patient devra aller en ambulance aux urgences de l’hôpital le plus proche où il attendra de nombreuses heures au risque de contracter une infection nosocomiale ; cette solution ne fera qu’aggraver le déficit du système de santé (coût : environ 400 € au lieu de 82,50 € pour une visite de nuit)

- La violation du secret médical : constitution depuis plus d’un an, d’une base de données informatisées, contenant, non seulement, les antécédents médicaux de tous les français, mais également, des informations administratives (allocations,..) accessibles aux banques, aux assurances et aux mutuelles.

- Lourde pénalisation financière des retraités : leurs cotisations versées aux complémentaires qu’ils financent à 100 %, non déductibles fiscalement, vont flamber alors que leurs revenus a chuté de façon conséquente avec l’arrêt de leur activité professionnelle
- L’exclusion de la prise en charge des soins pour des motifs inacceptables : âge avancé, maladie trop coûteuse à financer,...
- Le déremboursement des médicaments, à l’exception des génériques

2) Pour les professionnels de santé, on peut évoquer :
- Une surcharge administrative : entrainant une diminution du temps consacré aux soins, une diminution des revenus,...
- La perte de liberté de prescription : institution de liens de subordination par les financeurs dont la priorité n’est pas la qualité des soins mais les économies à réaliser (aux dépens des patients !).



Propositions de Projets à court terme :


  1. Opération Santé + dans le 95 (extension au niveau national une fois rodée) dont l’objectif est d’améliorer la santé des Val d’Oisiens ainsi que de renforcer le principe de solidarité. Ce projet repose sur :


  1. La poursuite du déploiement de WI PHARMA dans le département (et également dans l’Oise) : opération solidaire, menée par Madame Annabelle CHAMPAGNE, avec l’aide du Sénateur Sébastien MEURANT et son assistant Monsieur Jean STUDZINSKA permettant aux patients vivant seuls d’être livrés gratuitement de leurs médicaments à domicile 


  1. La diffusion d’informations validées par un conseil scientifique constitué d’experts de toutes les spécialités destinées :`

- Aux patients, avec en particulier des conseils d’éducation thérapeutique

- Aux professionnels de santé : messages simples et ciblés (exemple du Préviscan, anticoagulant qui ne devrait plus être prescrit, à cause de ses nombreux effets secondaires, ce que de nombreux professionnels de santé ignorent)


  1. La communication :

- Entre les professionnels de santé et les patients

- Entre les professionnels de santé

- Entre les professionnels de santé et les responsables politiques.


  1. La création d’une boite à idées : par exemple que les patients transportés par les pompiers ou le SAMU aient la possibilité d’être amenés aux urgences de la clinique de leur choix et non plus systématiquement à l’hôpital contre leur volonté +++


Nécessité d’une plateforme informatique +++ pour les différents points évoqués ci- dessus :


e) Création d’une commission dédiée aux améliorations à apporter au système de santé : constituée de patients, de professionnels de santé et de responsables politiques (au sein de l’ANCMP ? Autres ?)


  1. Le Sénateur MEURANT nous propose de nous mettre en contact avec des Sénateurs afin de créer une cellule de réflexion concernant la santé.



4) Commission chargée de suivre toutes les réformes ou les modifications du système de santé +++ 


5) Contacts avec les responsables politiques, journalistes (Elise LUCET), autres,…



6) Soutien actif à Frédéric BIZARD et à l’INSTITUT SANTE dont l’objectif est de rendre à notre système de santé sa place de leader mondial :

- Un ouvrage dédié à la refondation de notre système de santé va être publié le 21 octobre ; Frédéric rencontrera chaque candidat à la Présidence de la République pour lui exposer son projet et lui remettre son livre. Une tribune exposant la synthèse de cet ouvrage, rédigée par Frédéric et co- signée par les membres du comité en charge de la promotion du livre (auquel Annabelle CHAMPAGNE et moi- même appartenons) va être envoyée à la presse le 17 octobre.

- Organisation de réunions publiques ; seront invité les patients, les professionnels de santé ainsi que les responsables politiques. Il est nécessaire de trouver des locaux pour accueillir ces conférences, différents lieus sont évoqués : mairie de St Leu, ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle), ….L’éventualité d’une réunion au Sénat, avec l’aide du Sénateur MEURANT a été évoquée avec Marc VALADE, président de l’ANCMP

- Interventions sur les médias et les réseaux sociaux


7) Projets ANCMP au niveau européen concernant les points suivants :

- Médecine préventive

- Carte Vitale et secret médical

- Politique du médicament

- Prise en charge de la douleur

- Santé de l’enfant



Partenariat et rencontres :


1) Madame Chantal HUET, présidente de FAMILLE de France


  1. Monsieur le Sénateur MEURANT et son assistant Monsieur Jean STUDZYNSKA


3)Monsieur Frédéric BIZARD, président fondateur de l’INSTITUT SANTE qui va présenter son projet de refondation de notre système de santé aux différents candidats à la présidence de la république 


  1. Fédération de Mutuelles : contacts avec Monsieur Jean- Louis SPAN président de l’ADPM  (Association diversité et proximité mutualiste qui est une fédération de mutuelles)






Logistique envisagée pour atteindre nos objectifs :


Informations du grand public :

- Sondages auprès des patients pour connaitre leur priorité pour le futur système de santé

- Réunions présentielle et visioconférence

- Rencontre de responsables politiques

- Rencontre de journalistes et/ ou conférences de presse

- Rédaction d’une charte concernant le futur système de santé +++ pour les futures élections (législatives et présidentielles)


Moyens de communication :

- Podcasts : grâce aux compétences de Sébastien JOEL 16 posdcasts ont été réalisés dans le cadre du partenariat initié entre l’ANCMP, la CARTE DEVITALISEE et FAMILLE de FRANCE

- Facebook

- Linkedin

- Tweeter

- Presse : écrite, radiophonique télévisée,…

- Conférence de presse

-……



Jean- François DAMOUR

Boîte de dons avec des vêtements

LES OBJECTIFS ET DÉFIS DE LA COMMISSION

Notre devise : « ensemble, rénovons notre système de santé »


Notre objectif :

- Est que notre système de santé retrouve sa place de leader mondial comme c’était le cas il y a quelques années ; en effet, selon le classement de l’OMS nous sommes passés, depuis 2000, de la 1ère à la 24 ème place


Comment atteindre notre objectif :

- Aboutir à un Grenelle de la santé qui réunirait, en plus des acteurs habituels, les représentants des patients et des professionnels de la santé ainsi que des économistes afin d’élaborer, dans un climat de concertation, les réformes qui permettront à notre système de santé de retrouver sa place de leader mondial pour sa qualité et son accessibilité.



Nos moyens d’actions :

Informer les patients, les professionnels de santé ainsi que les responsables politiques par :

- Des réunions publiques

- Des brainstorming par visioconférence

- Des rencontres avec les responsables politiques

- Des interventions sur différentes chaines de radio

- La remise par les médecins, aux patients, de la « Carte Dévitalisée », imitation de la Carte Vitale, au dos de laquelle figure des liens pour le site ainsi que pour Facebook.

- Un partenariat actif avec nos différents partenaires, en particulier avec l’INSTITUT SANTE dont le président fondateur, Frédéric BIZARD, remettra, au deuxième semestre 2021, aux différents candidats à la présidence de la république un dossier complet proposant une refondation de notre système de santé. Nous travaillons également avec FAMILLE DE FRANCE pour améliorer notre système de santé



Principales causes des faiblesses et de la dégradation de notre système de santé :

- Médecine préventive délaissée : budget insuffisant le plus faible des pays européens.

- Médecine Publique défaillante (cf Covid 19)

- Désengagement de l'assurance maladie dans le financement et la gouvernance de notre système de santé au profit des assurances privées. LES ASSURANCES santé PRIVÉES ont vu leur marché doubler depuis 15 ans (35 milliards d'euros de cotisations en 2016). Cette forte hausse de leur participation au financement ne s'est pas accompagnée d'une réflexion quant à leur régulation pour assurer un financement solidaire aux soins et à l'efficience de notre système de santé. Elle s'est accompagnée d'une baisse de la solidarité et d'une forte hausse des coûts administratifs du système (entre 20 et 25% des cotisations).

 - Système hospitalo centré : une grande partie des dépenses, 32% du budget santé, est consacrée à l’Hôpital, contre 27% à la médecine privée. Une part plus élevée que dans le reste de l’Europe

-  De plus, l’hôpital étouffe sous le poids d’une administration pléthorique.

- Affaiblissement de la médecine libérale et des cliniques

- Mille feuilles administratif

- Affaiblissement du rôle des médecins dans la gouvernance du système de santé au profit des technocrates



Conséquences prévisibles, si rien n’est mis en place pour arrêter la dégradation de notre système de santé :



1) Pour les patients ; on peut citer, entre autres :

- La perte de la liberté de choisir son médecin, son chirurgien, son dentiste, son lieu d’hospitalisation… Par la création de réseaux de soins

- La disparition de SOS Médecins (ou de visite à domicile par un médecin libéral) entre minuit et 8 H du matin ; à la place le patient devra aller en ambulance aux urgences de l’hôpital le plus proche où il attendra de nombreuses heures au risque de contracter une infection nosocomiale ; cette solution ne fera qu’aggraver le déficit du système de santé (coût : environ 400 € au lieu de 82,50 € pour une visite de nuit)

- La violation du secret médical : constitution depuis plus d’un an, d’une base de données informatisée, contenant, non seulement, les antécédents médicaux de tous les français, mais également, des informations administratives (allocations,..) accessibles aux banques, aux assurances et aux mutuelles. 

- Lourde pénalisation financière des retraités : leurs cotisations versées aux complémentaires qu’ils financent à 100 %, non déductibles fiscalement, vont flamber alors que leurs revenus a chuté de façon conséquente avec l’arrêt de leur activité professionnelle

- L’exclusion de la prise en charge des soins pour des motifs inacceptables : âge avancé, maladie trop coûteuse à financer,…

- Le déremboursement des médicaments, à l’exception des génériques


2) Pour les professionnels de santé, on peut évoquer :

- Une surcharge administrative : entrainant une diminution du temps consacré aux soins, une diminution des revenus,…

- La perte de liberté de prescription : institution de liens de subordination par les financeurs  dont la priorité n’est pas la qualité des soins mais les économies à réaliser (aux dépens des patients !).


Pourquoi en sommes- nous arrivés là ?

« La Santé en France est pilotée depuis des lustres par des technocrates persuadés de détenir la vérité, d’en savoir plus que les professionnels de terrain, et certains que ce sont eux qui font tourner le pays. En réalité, ils l’empêchent surtout de vivre et travailler correctement en paralysant les professionnels de santé dans un enfer administratif. Ceux qui vivent et profitent de cette administration pléthorique, nos brillants énarques en particulier, ne sont nullement prêts à céder un seul pouce de terrain. Résultat d’une telle conduite : beaucoup trop de morts : Covid 19, la France compte le plus grand nombre de morts évitables avant 60 ans parmi les pays de l’OCDE….



Pistes de réflexion pour la réforme qui devra être globale :

-  Préserver le principe fondateur de notre système de santé : la solidarité entre les français pour la santé

- Redonner sa place à la sécurité sociale

-  Redéfinir le rôle des assurances privées

-  Règlement du problème des urgences hospitalières en l’intégrant à la réforme globale de l’hôpital (en particulier pour le financement)

-  Réduction du mille feuilles administratif (inefficace et coûteux)

-  Rééquilibrer la gouvernance entre les technocrates et les professionnels de santé

-  Redéfinir la place, le financement et le rôle des hôpitaux et des cliniques 

-  Encourager l’exercice libéral (meilleurs efficience et rapport coût/efficacité)

-  Augmenter le budget de la prévention à 3 % du budget santé (comme les autres pays européens)

- Restructurer la médecine publique

- Augmenter le nombre de médecins et de soignants en formation

- ………